Orpen Wren attendait à la gare de Rathmoye, ainsi qu’il en avait coutume chaque matin et chaque soir. Il attendait en toute saison, sans impatience : par cette chaude matinée estivale, c’était un plaisir, et il s’octroya un petit somme, sachant qu’il serait réveillé par le bruit du train pour Dublin approchant de la ville. Mais nul train ne vint, nul train n’était venu depuis la fermeture de la gare, nul train ne viendrait plus jamais.
— William Trevor, Cet été-là (trad. Bruno Boudard)