
Laurent Oblomov Blanchard, ex-maire de Montréal, qui « apprivoise lentement les joies de l’oisiveté » en janvier 2014.

Laurent Oblomov Blanchard, ex-maire de Montréal, qui « apprivoise lentement les joies de l’oisiveté » en janvier 2014.
La ville de Montréal est bâtie sur la côte méridionale de l’une des îles du Saint-Laurent. Cette île, longue de dix à onze lieues, large de cinq à six, occupe un assez vaste estuaire, formé par un élargissement du fleuve, un peu en aval du confluent de la rivière Outaouais. C’est en cet endroit que Jacques Cartier découvrit le village indien d’Hochelaga, qui, en 1640, fut concédé par le roi de France à la congrégation de Saint-Sulpice. La ville, prenant son nom du Mont-Royal qui la domine, dans une position très favorable au développement de son commerce, comptait déjà plus de six mille habitants en 1760. Elle s’étend au pied de la pittoresque colline dont on a fait un parc magnifique et qui partage avec un autre parc, aménagé dans l’îlot de Saint-Hélène, l’avantage d’attirer en grand nombre les promeneurs montréalais. Un superbe pont tubulaire, long de trois kilomètres, qui n’existait pas en 1837, la rattache maintenant à la rive droite du fleuve.
— Jules Verne, Famille sans nom
La ruelle telle que nous la connaissons aujourd’hui apparaît à Montréal au milieu du 19e siècle. Auparavant, lorsqu’il y avait cour intérieure ou arrière, celle-ci était accessible par une porte cochère. La porte cochère, d’origine française, est ainsi nommée car elle permettait le passage d’un cocher et de sa voiture à cheval. La ruelle, de son côté, est d’origine britannique bien qu’elle tire son nom d’un ancien mot français « ruiele ». Bien avant d’être un passage urbain, la ruelle désignait, en effet, un espace entre le mur et le lit.

En 1924, la première souffleuse à neige commerciale sortait du garage d’Arthur Sicard, rue Bennett.
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Arthur Sicard, important entrepreneur en construction, est aussi un inventeur. S’étant heurté aux problèmes causés par l’accumulation de la neige, il s’y attaque ! Au cours de l’hiver 1925-1926, il est vu, rue Bennett, à Montréal, aux commandes d’un engin bizarre — sorte de camionnette dont il a remplacé le pare-choc par deux énormes vis rotatives au niveau du sol. À celles-ci est fixé un tube d’où la neige est éjectée au loin. Au cours de cette saison-là, Sicard pilote son engin jusqu’au centre de la ville pour en démontrer l’utilité aux autorités municipales. La souffleuse à neige vient d’être inventée.
— Hélène-André Bizier, Une histoire du Québec en photos